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Comment les cybercriminels blanchissent l’argent volé ?


La Society for Worlwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT) a publié un rapport intitulé « Follow the Money » en février 2020.


Dans ce rapport, SWIFT part du constat selon lequel aucun document notable ne permet actuellement de déterminer ce qu’il advient des fonds de capitaux après que ceux-ci aient été volés. La société s’attache donc à détailler la manière dont les cybercriminels mènent leurs attaques tout en faisant en sorte d’éviter que l’argent puisse être tracé après le vol.


En premier lieu, la lecture du rapport permet de constater que les activités préparatoires aux cybervols comprennent notamment le recrutement de mules. Ce terme désigne des individus formés par les cybercriminels en vue d’ouvrir des comptes bancaires sur lesquels sera placé l’argent volé. En effet, pour que les cybercriminels puissent toucher les capitaux, ils sont contraints de réintégrer cet argent dans le système financier. Les mules seront également supposées procéder à des transferts d’argent par l’intermédiaire des comptes qu’ils auront ouverts, et peuvent aussi faire figure de bouc-émissaire, étant souvent en première ligne lors des arrestations.


Le rapport met également en exergue le caractère novateur des méthodes de recrutement de ces mules. Les cybercriminels procèdent en effet au moyen d’offres d’emploi d’apparence légitime, et mobilisent les réseaux sociaux pour parvenir à leurs fins, promettant aux candidats potentiels un moyen de gagner de l’argent facilement. Les cibles privilégiées des cybercriminels sont ainsi les jeunes adultes, en particulier ceux qui ont besoin d’une source de financement pour leurs études supérieures.


De plus, le rapport fait état de l’utilisation récurrente de sociétés écrans par les cybercriminels. Ces sociétés sont des sociétés situées pour la plupart en Asie de l’Est et ne comprenant généralement pas de biens importants. Elles sont destinées à dissimuler les procédés de blanchiment de capitaux.


Pour détecter ces sociétés écrans, le rapport propose plusieurs indices afin d’aider les personnes travaillant dans les institutions financières, notamment dans le secteur de la conformité. Ainsi, le rapport énumère plusieurs signaux d’alerte tels que le fait qu’une société pratique une activité dans un domaine totalement différent du domaine qu’elle a déclaré, qu’il existe des preuves de l’existence de liens entre plusieurs sociétés suspectes ou encore qu’une société n’exerce aucune activité. En outre, le rapport indique que les types d’entreprises utilisés comme des sociétés écrans sont souvent des entreprises de textile, de vêtements, de pêche ou encore de fruits de mer.


Enfin, l’un des apports notables du rapport est de démontrer le faible usage des cryptomonnaies dans le blanchiment de capitaux. En effet, le rapport indique que les situations dans lesquelles les cybercriminels ont eu recours à la cryptologie pour réaliser des infractions relatives au blanchiment sont relativement rares. Les affaires dans lesquelles les malfaiteurs se sont servis de la cryptologie ont toutefois été particulièrement impressionnantes, ayant pour certaines impliqué des sommes d’argent s’élevant à plusieurs centaines de millions de dollars.


Dans le but de préserver les banques de la cybercriminalité, le rapport appelle les établissements bancaires à développer le partage d’informations, notamment au moyen des technologies conçues à cet effet. Le rapport insiste également sur l’importance d’accroître les rapports entre les secteurs public et privé, en particulier en ce qui concerne les relations entre les forces de l’ordre et les institutions bancaires.


A propos de Flaminem

Flaminem est un éditeur de logiciel, qui propose une plateforme dématérialisée dans le cloud pour digitaliser les process KYC de vos clients et/ou fournisseurs.


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